30 mai 2007
Du mépris dans la médecine
LE MEPRIS

J’écris rarement des articles sur la médecine et sur la façon si particulière qu’ont les médecins français de concevoir leurs rapports avec les malades, particulièrement au centre Henri Becquerel de Rouen, puisque c’est là que je suis soigné.
Il est vrai que ce blog a été conçu au départ pour exprimer ma colère sur la manière de communiquer des médecins. J’en ai pris les moyens techniques. J’ai appris comment diffuser mon blog.
Pour vous donner un exemple, je viens de rallonger inutilement la phrase précédente en ajoutant ce que l’on appelle une métabalise sur « centre Henri Becquerel de Rouen » (et toc deux !). A quoi cela me sert ? Tout simplement à être très bien référencé dans Google. Et de ce fait je sais que je suis lu, particulièrement à Rouen. Tous les jours je vois des machines qui se connectent en venant du serveur de la faculté de médecine de Rouen ou du coin. J’avoue même éprouver un plaisir peut-être un peu pervers en voyant souvent des machines cherchant des renseignements sur Becquerel tomber sur mon blog. Publicité quand tu nous tiens !
Pour les personnes m’ayant demandé des nouvelles de ma santé, je dirai que cela va. J’ai arrêté tout médicament depuis un peu plus de deux mois. Je sais que la situation ne peut que se dégrader et qu’il faudra bien prendre une décision sur un traitement.
Mes rapports sont restés courtois et formalistes avec les médecins de Becquerel. J’en ai vu un il y a six semaines qui m’a proposé un traitement en me demandant de répondre 15 jours plus tard. J’y ai réfléchi.
Je ne suis pas un spécialiste en médecine et ne tient pas à le devenir. Je sais seulement qu’il existe plusieurs choix thérapeutiques pour la maladie de Waldenstrom. J’ai décidé de ne pas répondre tant qu’un médecin ne m’aura pas clairement expliquer quels sont les choix qui s’offrent à moi et leurs enjeux.
Nous sommes parait-il au siècle de la communication. Vous voyez que je communique puisque je sais que ce blog sera lu. Je continue à penser que le mur de silence dont s’entoure les médecins constitue une faute professionnelle majeure dont vous êtes les témoins, vous qui lisez ces lignes.
Certains d’entre vous m’ont demandé des nouvelles de Jean-Marc. Il a été greffé pour la deuxième fois il y a quinze jours. J’ai eu des nouvelles vendredi et cela suit son cours bien que cela lui paraisse plus difficile que la première fois. Apparemment une greffe de moelle osseuse n’est pas une opération anodine.
Un imbécile anonyme m’a reproché de me cacher derrière un pseudo.
Cher imbécile, je ne pense pas qu’il soit impossible de trouver un routier de 55 ans se prénommant Yves, atteint d’une maladie de Waldenstrom, se faisant soigner au centre Becquerel de Rouen et récitant du Baudelaire lorsqu’il se souvient d’une pute à Hambourg, affichant de surcroît l’image de son tatouage sur le blog. Cherche connard.
D’autres personnes m’ont demandé pourquoi je n’allais pas me faire soigner dans un autre hôpital. Mis à part les difficultés que cela entraînerait, je suis persuadé que je retrouverais le même problème ailleurs.
Je n’oublie pas que si je n’étais pas allé les voir il y a un an, je serais déjà mort. De plus je ne m’attaque pas à des personnes qui peuvent être fort sympathiques par ailleurs, mais à un système qui érige dés l’université la censure et la méfiance envers le malade en dogme fondateur. Les difficultés auxquelles je me heurte ne sont que la conséquence de cette absurdité.
Pour conclure j’ai une petite anecdote à vous conter, anecdote qui justifie le titre de cet article.
Depuis quelques mois je vais sur le blog d’une jeune femme atteinte d’un cancer . Je la vois essayer de continuer à vivre normalement, travailler, partir à la montagne en se demandant si c’est la dernière fois qu’elle voit les paysages ou les gens qu’elle aime.
Il y a un mois environ, je lui laissai un commentaire sur un article où elle semblait contente parce qu’elle avait rencontré un médecin qui lui avait redonné espoir en lui proposant une nouvelle chimiothérapie sans lui cacher le danger des effets secondaires. Elle me répondit que c’était la première fois en sept ans qu’un médecin prenait le temps de lui parler.
Avant-hier matin, c’était le lundi de Pentecôte, jour de solidarité nationale parait-il. Elle s’est levée vers 6 heures, est allée à la gare, a attendu son train de banlieue puisque malgré les dénégations de la SNCF, il y avait moins de trains que d’habitude. Le train était bondé bien sur et elle resta debout pendant prés d’une heure.
Une fois arrivée dans cet hôpital parisien, on lui expliqua que sa chimio était reportée pour cause de Pentecôte et on s’étonna que le chimiothérapeute ne l’ait pas prévenu. C’était son jour de solidarité à elle et cette anecdote me semble beaucoup mieux définir le mot mépris que tout un livre, fût-il de Moravia.
| RAS LE BOL par Chomolungma @ 2007-05-28 - 16:56:41 Normalement ce matin c'était le début du traitement... Debout à 6 heures, afin de prendre le seul train possible pour venir sur Paris, car contrairement à ce qui a été annoncé par la SNCF, dans ma région, ils ont appliqué des horaires des jours fériés et non du samedi. Le train arrive en retard...2 fois plus court que d'habitude, tout le monde debout pendant 50 minutes...(visiblement beaucoup de personnes travaillent le lundi de Pentecôte) Arrivée à Paris, je file à l'institut, je suis déjà en retard... Alors voilà pour aujourd'hui...ras le bol !
" Vous pouvez bien sûr mettre cet article sur votre blog, avec la source. La plupart des articles sur ce sujet n'étant destiné qu'à mes amis, ils ne sont donc pas accessibles à tout le monde, donc les personnes de l'extérieur n'y ont pas accès... Il y aurait tant de choses à raconter depuis 6 ans... " Ne vous étonnez donc pas de ne pas y trouver cet article si vous vous y rendez. L'adresse est la suivante: http://rectoverso.blog.fr |
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BLOGS ET CENSURES L'article PUTAINS D'ENCULES DE TOUBIBS décrivant les méthodes en cours au centre Henri Becquerel de Rouen du point de vue du malade lambda que je suis était paru sur Anecdotes onanistes le 22 février 2007. Il a été censuré et supprimé par Canalblog début octobre 2007. Vous pouvez le retrouver en cliquant ci-dessous : Article censuré |
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29 mai 2007
Les ressources libres sur internet de mandrin45
N'écrivant plus sur ce blog, j'ai transféré et complété les articles de cette section sur le site Utopique Gallery .Vous les trouverez ainsi que d'autres dans la catégorie Domaine public
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DOMAINE PUBLIC Restreindre le domaine public, c'est non seulement un vol moral, mais aussi une imbécillité....... |
03 Juin 2007 |
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PHOTOS Des sites de photos du domaine public ou sous licence GFDL....... |
10 Juin 2007 |
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BLOGS ET CENSURE L'article " Putains d'enculés de toubibs " censuré par Canalblog....... |
07 Octobre 2007 |
26 mai 2007
Victor Hugo - En sortant du college - Chansons des rues et des bois
EN SORTANT DU COLLEGE
Puisque nous avons seize ans,
Vivons, mon vieux camarade,
Et cessons d'être innocents ;
Car c'est là le premier grade.
Vivre c'est aimer. Apprends
Que, dans l'ombre où nos coeurs rêvent,
J'ai vu deux yeux bleus, si grands
Que tous les astres s'y lèvent.
Connais-tu tous ces bonheurs ?
Faire des songes féroces,
Envier les grands seigneurs
Qui roulent dans des carrosses,
Avoir la fièvre, enrager,
Être un coeur saignant qui s'ouvre,
Souhaiter être un berger
Ayant pour cahute un Louvre,
Sentir en mangeant son pain
Comme en ruminant son rêve,
L'amertume du pépin
De la sombre pomme d'Ève ;
Être amoureux, être fou,
Être un ange égal aux oies,
Être un forçat sous l'écrou ;
Eh bien, j'ai toutes ces joies !
Cet être mystérieux
Qu'on appelle une grisette
M'est tombé du haut des cieux.
Je souffre. J'ai la recette. 
Je sais l'art d'aimer ; j'y suis
Habile et fort au point d'être
Stupide, et toutes les nuits
Accoudé sur ma fenêtre.
In " Chansons des rue et des bois"
PREFACE DU RECUEIL
A un certain moment de la vie, si occupé qu'on soit de l'avenir, la pente à regarder en arrière est irrésistible. Notre adolescence, cette morte charmante, nous apparaît, et veut qu'on pense à elle. C'est d'ailleurs une sérieuse et mélancolique leçon que la mise en présence de deux âges dans le même homme, de l'âge qui commence et de l'âge qui achève; l'un espère dans la vie, l'autre dans la mort.
Il n'est pas inutile de confronter le point de départ avec le point d'arrivée, le frais tumulte du matin avec l'apaisement du soir, et l'illusion avec la conclusion.
Le cœur de l'homme a un recto sur lequel est écrit Jeunesse, et un verso sur lequel est écrit Sagesse. C'est ce recto et ce verso qu'on trouvera dans ce livre.
La réalité est, dans ce livre, modifiée par tout ce qui dans l'homme va au delà du réel. Ce livre est écrit beaucoup avec le rêve, un peu avec le souvenir.
Rêver est permis aux vaincus; se souvenir est permis aux solitaires.
VICTOR HUGO , Hauteville house, octobre 1865
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BLOGS ET CENSURES L'article PUTAINS D'ENCULES DE TOUBIBS décrivant les méthodes en cours au centre Henri Becquerel de Rouen du point de vue du malade lambda que je suis était paru sur Anecdotes onanistes le 22 février 2007. Il a été censuré et supprimé par Canalblog début octobre 2007. Vous pouvez le retrouver en cliquant ci-dessous : Article censuré |
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24 mai 2007
Van gogh - Autoportraits - La petition d'Arles et le proces verbal
VAN GOGH LE FOU

Cela faisait bien longtemps que je n’avais pas écrit sur ce blog, me contentant de temps en temps de l’alimenter de quelques gifs se trouvant dans mes archives. Certes j’y retourne tous les jours. Je regarde qui est venu. J’ai des remords lorsque je vois certaines machines habituées y venir quotidiennement sans y trouver de nouveautés.
Mais que voulez-vous, je n’ai qu’une vie parait-il. Et si les journées faisaient 48 heures, elles me paraîtraient encore trop courtes. Et encore je n’ai pas la télé vu qu’elle est passée par la fenêtre il y a déjà un certain nombre d’années. Les machines ont toujours été bizarres avec moi !
Il faut vous dire que depuis une quinzaine de jours, je me suis penché entre autres sur Vincent Van Gogh pour alimenter un site. Le personnage est pour le moins complexe et je comprends que certains passent des années à étudier ses lettres, dessins et tableaux.
Et puis le contraste entre la vie de misère qu’il a eue et le symbole marchand qu’il est devenu sur Internet pour tous les vendeurs de cartes postales, posters et gadgets de mauvais goût, musée d’Orsay compris, cela ne manque pas de sel. Voici donc la reproduction partielle de deux documents datant du début de l’année 1889. J’ai lu quelque part que le premier fut écrit pour se débarrasser de Van Gogh afin de transformer sa maison en bureau de tabac, ce qui fut fait d’ailleurs. Va savoir. Cela est si loin…
LA PETITION D'ARLES

Monsieur le Maire,
Nous soussignés habitants de la ville d’Arles, place Lamartine, avons l’honneur de vous exposer que le nommé Vood paysagiste, sujet hollandais, habitant ladite place, a depuis quelque temps et à diverses reprises donné des preuves qu’il ne jouit pas de ses facultés mentales, et qu’il se livre à des excès de boissons après lesquels il se trouve dans un état de surexcitation tel qu’il ne sait plus, ni ce qu’il fait, ni ce qu’il dit, et très inconstant pour le public sujet de craintes pour tous les habitants du quartier, et principalement pour les femmes et les enfants.
En conséquence, les soussignés ont l’honneur de demander, au nom de la sécurité publique, à ce que le nommé Vood soit au plutôt réintégré dans sa famille ou que celle-ci remplisse les formalités nécessaires pour le faire admettre dans une maison de santé, afin de prévenir tout malheur qui arrivera certainement un jour ou l’autre si l’on ne prend pas des mesures énergiques à son égard.
Nous osons espérer, Monsieur le Maire, que prenant en considération le sérieux intérêt que nous faisons valoir, vous aurez l’extrême obligeance de donner à notre enquête la suite qu’elle comporte. Nous avons l’honneur d’être, avec le plus profond respect Monsieur le Maire, vos dévoués administrés.
LE PROCES VERBAL

L’an mil huit cent quatre vingt neuf et le vingt sept février ;
Nous, Joseph d’Ornano, commissaire central de Police de la ville d’Arles, officier de la police judiciaire, auxiliaire de M. le Procureur de la République ;
Vu la pétition ci-jointe des habitants de la place de Lamartine, relative aux agissements du Né Vincent van Goghe sujet hollandaise, atteinte d’aliénation mentale ;
Vu le rapport ci-annexé de Monsieur le Docteur Delon en date du 7 de ce mois et les ordres de Monsieur le Maire d’Arles, prescrivant d’établir le degré de folie de Van- Goghe ;
Avons procédé à une enquête et entendu les ci-après dénommés :
Enquête
1. Le sieur Soulé Bernard, âgé de 63 ans, Propriétaire demeurant Avenue Montmajour 53,qui nous a fait la déclaration suivant : En ma qualité de gérant de la maison habitée par le Sieur Vincent Van Goghe, j’ai eu l’occasion de m’entretenir hier avec lui et constater qu’il est atteint d’aliénation mentale, car sa conversation est incohérente et sa raison égarée.
D’autre part, j’ai ouï-dire que cet homme se livre à des attouchements sur les femmes qui habitent dans le voisinage ; il m’a été de même assuré qu’elles ne sont même plus tranquilles chez elles, car il s’introduit dans leurs domiciles. Enfin, il est urgent que cet aliéné soit séquestré dans un asile spécial ; étant donné surtout que la présence de Van Goghe dans notre quartier compromet la sécurité publique. Lecture faite, persiste et signe .
2. La Née Marguerite Favier, fe Crevoulin, âgée de 32 ans, Mde de comestibles demeurant Place de Lamartine, qui nous a dit ce qui suit : J’habite la même maison que le Né Vincent Van Goghe qui est réellement aliéné. Cet individu s’introduit dans mon magasin et s’y impose. Il insulte mes clients et se livre à des attouchements sur les femmes du voisinage qu’il poursuit jusque dans leurs domiciles. Enfin tout le monde est effrayé dans le quartier en raison de la présence du susdit Van Goghe, qui deviendra certainement dangereux pour la sécurité publique. Lecture fait, persiste et signe avec nous Le Cre central. 
3. La Née Maria Ourtoul, fe Viany, âgée de 40 ans, débitante de tabac demeurant Place de Lamartine qui a confirmé la déclaration du précédent témoin. Et lecture faite persiste et signe.
4. La Née Jeanne Corréas, fe Coulomb, âgée de 42 ans, couturière, demeurant Place de Lamartine 24 qui a fait la déclaration suivante :
Le Sieur Van Goghe qui habite le même quartier que moi devient de plus en plus fou depuis quelques jours ; aussi dans le voisinage tout le monde est effrayé. Les femmes surtout ne sont plus rassurées car il se livre sur elle à des attouchements et tient des propos obscènes en leur présence.
En ce qui me concerne, j’ai été saisie par la taille devant le magasin de Me. B par cet individu avant-hier, lundi, et soulevée en l’air. Enfin cet aliéné devient dangereux pour la sécurité publique et tout le monde réclame sa séquestration dans un établissement spécial. Lecture faite persiste et signe.
5. Le sieur Ginoux Joseph, âgé de 45 ans, limonadier demeurant Place de Lamartine qui a reconnu que les faits exposés par le précédent témoin sont vrais et sincères et déclare n’avoir rien à ajouter à sa déposition. Et lecture faite persiste et signe.
Constatations
Le Né Vincent Van Goghe est réellement atteint d’aliénation mentale ; cependant nous avons constate à différentes reprises que cet aliéné a des moments de lucidité. Van Goghe n’est pas encore dangereux pour la sécurité publique, mais on craint qu’il ne le devienne. Tous ses voisins sont effrayés et à juste titre, car il y a quelques semaines l’aliéné dont s’agit s’est coupé une oreille dans un accès de folie ; crise qui pourrait se produire à nouveau et être funeste à quelque personne de son voisinage.
Le Cre Central
Ornano
Conclusion
Attendu que de l’enquête qui précède et de nos constatations personnelles, il résulte que le Né Vincent Van Goghe est atteinte d’aliénation mentale et qu’il pourrait devenir dangereux pour la sécurité publique ; sommes d’avis qu’il y a lieu de séquestrer cet aliéné dans un asile spécial.
Le Cre Central
Ornano
De tout quoi nous avons dressé le présent procès-verbal pour être transmis aux fins de droit et avons signé;
À Arles le trois mars mil huit cent quatre-vingt neuf.
Le Cre Central
Ornano
Les musées français et particulièrement le musée d’Orsay, ayant fait fi depuis longtemps de leur mission d’accès libre à la culture pour tous, ont tendance à oublier ,pour des intérêts bassement mercantiles, que les œuvres qu’ils exposent ne leur appartiennent pas mais sont notre propriété à tous puisqu’elles se trouvent dans le domaine public. |
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LES LETTRES Liste des lettres de Vincent Van Gogh à son frére Théo présentes sur Utopique Gallery |
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LES TABLEAUX Liste des tableaux de Vincent Van Gogh présents sur Utopique Gallery |
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LES DOCUMENTS Liste des documents à propos de Vincent Van Gogh présents sur Utopique Gallery |
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13 mai 2007
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09 mai 2007
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06 mai 2007
Ecrit du lieutenant Roger Degueldre avant son exécution
ROGER ET JULES
Dans sa cellule, Roger Degueldre avait écrit, sur un cahier d'écolier, ce texte :
Après un certain procès qui s'est déroulé jeudi de la semaine dernière, Degueldre Roger a été transféré dans sa cellule de condamné à mort de Fresnes.Voici ce que disent les gens ;
moi qui connais D. R., l'ayant pratiqué pendant trente-sept ans, j'affirme que c'est faux. D. R. n'est pas ici. Le personnage enfermé à Fresnes s'appelle Jules c'est du moins le nom que je lui ai donné.
Jules est bien différent de Roger. Depuis son arrivée, Jules ne fait que dormir, lire, boire et manger. Tout le monde est très gentil avec lui. On dirait un grand personnage qui sort de maladie après avoir frôlé la mort.
Il est entré en convalescence, mais on doit le surveiller attentivement par crainte de rechute. Il faut aussi se soucier qu'il ne lui manque rien et, à cet effet, lui ouvrir souvent sa porte et lui demander s'il n'a besoin de rien. La nourriture riche et abondante est nécessaire à ce grand malade et on ne se fait pas faute de la lui donner.
La nuit, il faut veiller sur ce pauvre Jules. Aussi met-on une ampoule bleue de façon à pouvoir guetter son sommeil, mais ne pas lui blesser les yeux. Le matin, on lui apporte son café jusque dans le lit, puis on lui fait faire une petite promenade, toujours sous la surveillance attentive et attendrie d'un, ou de deux, même parfois de trois gardiens. Parmi ces gardiens, il y en a toujours qui sont armés, et c'est là un des points pour lesquels je dis que ce n'est pas R. D. qui est là, car Jules n y fait même pas attention.
Parfois, le directeur de la maison vient le voir et lui apporte un médicament. Il lui avait promis ce médicament tous les soirs afin qu'il s'endorme mieux, mais, en fait, jusqu'à ce jour, il n'est venu qu'une seule fois avec le médicament. Peut-être le docteur n'est pas d'accord? Car il doit y avoir un dans cette maison, mais Jules ne l'a pas encore vu.
En revanche, l'aumônier est venu le voir hier. Très gentil et compréhensif mais Jules est très méfiant vis-à-vis de ces gens-là. En cela, il ressemble à R. D.Tout le monde a, sur le passage de Jules, un sourire attristé plein de compréhension. Jules répond par un large sourire et une parole aimable, et il lui semble à chaque fois entendre un soupir de soulagement sortir des poitrines des gens qu'il rencontre.Ce soupir semble dire : « Ah! il va mieux. » Et Jules est tout content de la bonne farce qu'il est en train de jouer.
Parfois, mais rarement quand même, une peur bleue s'infiltre en Jules. Elle est vite rejetée, car cette peur est destinée à R. D. et Jules n'en veut pas. Voici le deuxième point qui me fait dire que ce n'est pas R. D. qui est ici, mais bien Jules.
Jules est détaché de ce monde, il ne s'intéresse à rien. Tous les jours, la radio lui parle d'un certain Tour de France qui est, paraît-il, l'attrait de tous les Français. Mais Jules ne fait guère attention à ces bonshommes qui font des kilomètres en suant et en fatiguant, alors que l'avion ou l'auto sont plus rapides ou plus reposants.La chambre de Jules est toute jaune, proprette et nette, mais la porte et la fenêtre derrière laquelle se trouvent d'énormes barreaux et un grillage sont fermées en permanence. Diable! On ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête d'un malade.
Jules s'en f... éperdument et ne songe qu'à s'allonger sur son lit, pas très confortable car trop mou, et fumer, lire, manger, boire, dormir.Tous les jours après la promenade, on lui fait prendre une douche, toujours sous surveillance attentive et directe. Il passe là un bon moment, car il peut s'amuser à demander à l'un des gardiens de lui faire la douche chaude et froide alternativement, et on s'emploie à le satisfaire immédiatement.
Quand Jules sort de sa chambre, tout ce qui n’est pas gardien rentre et se camoufle. Personne n’a le droit de voir Jules, car c'est quelqu'un d'important. Je crois que j'ai tout dit sur Jules et de sa vie bien calme et si douce.
Et R. D., me direz-vous, où est-il alors? Que fait-il? Que pense-il ?
Ça c'est un secret que je connais bien, mais moi seul le connais.
Roger Degueldre a été condamné à mort le 28 juin 1962 par la cour de sûreté de l'Etat et fusillé au fort d'Ivry le 06 juillet de la même année. Les fusils du peloton d'exécution devaient trembler, car selon certains témoignages, sur les onze balles qui lui étaient destinées, une seule l'atteignit. L'adjudant en charge du coup de grâce lui tira trois fois dessus et le rata, ses mains ou sa conscience tremblant trop. On lui amena un second pistolet et finalement Roger Degueldre mourut 11 minutes après avoir été fusillé, au sixième " coup de grâce ".
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BLOGS ET CENSURES L'article PUTAINS D'ENCULES DE TOUBIBS décrivant les méthodes en cours au centre Henri Becquerel de Rouen du point de vue du malade lambda que je suis était paru sur Anecdotes onanistes le 22 février 2007. Il a été censuré et supprimé par Canalblog début octobre 2007. Vous pouvez le retrouver en cliquant ci-dessous : Article censuré |
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02 mai 2007
Charles Baudelaire - Abel et Cain - Les fleurs du mal
ABEL ET CAÏN
I
Race d'Abel, dors, bois et mange;
Dieu te sourit complaisamment.
Race de Caïn, dans la fange
Rampe et meurs misérablement.
Race d'Abel, ton sacrifice
Flatte le nez du Séraphin!
Race de Caïn, ton supplice
Aura-t-il jamais une fin?
Race d'Abel, vois tes semailles
Et ton bétail venir à bien;
Race de Caïn, tes entrailles
Hurlent la faim comme un vieux chien.
Race d'Abel, chauffe ton ventre
À ton foyer patriarcal;
Race de Caïn, dans ton antre
Tremble de froid, pauvre chacal!
Race d'Abel, aime et pullule!
Ton or fait aussi des petits.
Race de Caïn, coeur qui brûle,
Prends garde à ces grands appétits.
Race d'Abel, tu croîs et broutes
Comme les punaises des bois!
Race de Caïn, sur les routes
Traîne ta famille aux abois.
II
Ah! race d'Abel, ta charogne
Engraissera le sol fumant!
Race de Caïn, ta besogne
N'est pas faite suffisamment;
Race d'Abel, voici ta honte:
Le fer est vaincu par l'épieu!
Race de Caïn, au ciel monte,
Et sur la terre jette Dieu!
In " Les fleurs du mal "
Charles Baudelaire
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01 mai 2007
Gifs travailleurs,workers.Les gifs de mandrin45
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